mercredi 8 janvier 2014
Passage en revue
Listes d'invités pour la présentation de la biographie d'Anouilh le 28 janvier, je fais défiler les noms, je revois les visages, je corrige une adresse, il y a encore des noms que je garde dans mon fichier alors que leurs propriétaires ne sont plus de ce monde, cela me fait du bien de revoir leurs patronymes, cela me fait sourire et sûrement ils vivent encore un peu. Fin de fêtes, les boutiques éphémères désertées des Champs-Elysées pendant que des pancartes colorées fleurissent aux vitrines des magasins : premier jour des soldes. Derniers jours pour voir au musée Jacquemart-André, l'exposition Désir & Volupté à l'époque victorienne avec ce Paradis terrestre de Sir Lawrence Alma Tadema. Et in infantia ego...
PS N'hésitez pas à me signaler toute faute de frappe ou erreur, Non seulement je corrige, mais je dis merci.
mardi 7 janvier 2014
Plaidoyers pro domo : Chloé vous recommande...
Au lieu de la Maja desnuda de Goya, vous avez souvent ma chatte Chloé… au poil gris. Elle dort n'importe où (je crois qu'elle prépare une biographie du Chat Botté, elle m'a demandé d'en parler à mon éditeur). Là elle vous recommande ma pièce la Patiente qui se donne les soirs jusqu'au 11 janvier puis en matinée les samedi et dimanche au Théâtre Akteon de Paris. A mon avis, Chloé se prélasse pour les affiches pour que je lui renvoie l'ascenseur pour le félin de Carabas. Pendant ce temps, je fais mes lessives , mois du blanc (carnet d'adresses décimé et lessive à la rivière), fais des recherches dans les librairies sur Charles Perrault et ses personnages animaliers,réponds aux courrier, heureusement de temps à autre il y a des parenthèses thé et sympathie dans les nuages… roses.
Le temps des analphabètes (1)
D'accord, chacun ses fixettes. L'attitude la plus digne c'est de les admettre et de les décliner se laissant à la merci du destin : d'inespérés alliés arrivés comme par miracle autant que des détracteurs qui ont tous raison, (on sait vivre dans les Carpates et dans le Canton de Vaud dangereusement associé au XII eme arrondissement de Paris). J'ai réalisé que les thèmes récurrentes que je devais classer par séries sont "Les hommes dont je suis raide dingue" (pour l'instant Pierre-Caron de Beaumarchais et Arthur Schopenhauer, on attend avec impatience un mâle encore vivant), "Les devoirs de vacances" (les plus fournis, mais hélas pas encore d'actualité). J'ouvre une nouvelle série : "Le temps des analphabètes". D'accord, je suis convalescente, je viens de sortir pour la première fois, mais si c'est pour voir CA! alors non! Et ce n'est pas la première fois! Vous avez bien lu : par le réalisateur de… tel film. Il est vrai , plus bas, il y a le nom du réalisateur, mais "par le réalisateur de…". J'ai le souvenir (très précis puisque professionnel, j'étais critique de cinéma dans un très estimé quotidien) des temps où l'on écrivait "par Stanley Kubrik". On imaginait que le cinéphile était capable de se dire : Kubrik? ce n'est pas Rubycub, non, c'est Les sentiers de la Gloire, c'est Odysée de l'espace, c'est Spartacus et c'est Barry Lindon, sans parler de mon préféré Docteur Folamour… Mais là le spectateur est considéré imbécile, incapable de retenir un prénom ou au moins un patronyme. Il est tellement obtus qu'il faut lui donner le titre, sinon il ne s'y retrouverait pas. Et à chaque fois on va lui donner un titre, de la sorte, il n'arrivera pas à mémorises ni Carlos Saura, ni AndreÏ Tarkovski, ni Federico Fellini, ni Akira Kurosawa, ni Satijayt Ray. Non, c'est trop long de connaître une oeuvre, on lui donnera juste le dernier titre : la mémoire du spectateur est aussi restreinte que la croissance économique nationale/ Deux titres la feraient bugger. Et c'est ainsi que l'on obtient des spectateurs imbéciles. J'ai même vu "par le producteur de…".Je le soutiens haut et fort : le spectateur est capable de retenir un nom de réalisateur. L'amour de la culture est là, la meilleure méthode de prévention contre l'Alzheimer aussi. On ne dit pas "Les Misérables par le même auteur que 1893". Si? Dans ce cas, il faut organiser la résistance. Si vous connaissez un maquis, j'en suis.
dimanche 5 janvier 2014
Entr'acte
Au fond du lit, je lis :
Régle de vie N°43 du même Schopenhauer, un autre de la série les hommes dont je suis raide dingue :
« Celui que la nature a richement doté (l’expression convient ici vraiment au sens propre), celui-là n’a extérieurement besoin de rien de plus que de temps libre pour pouvoir profiter de sa richesse intérieure< ; il est, si seulement ce temps libre lui echoit, à proprement parler le plus heureux des hommes… »
La plus heureuse des femmes profite donc de sa convalescence pour profiter de la richesse intérieure. Au moins une que le fisc n'aura pas !
samedi 4 janvier 2014
Cela commence bien
Au lit pour deux jours, je relis un de mes livres préférés et j'ai envie de le partager avec vous :
"Règle de vie no 50 dans L’art d’être heureux d’Arthur Schopenhauer:
(…) on voit clairement à quel point notre bonheur dépend de ce que nous sommes, de notre individualité, alors qu’en général on ne prend en compte que notre destin et ce que nous avons. Le destin peut s’améliorer, et la frugalité ne lui réclame pas grand-chose : mais un sot reste un sot et un gros balourd reste un gros balourd pour l’éternité, seraient-ils entourés de houris au paradis." Et il continue en citant Goethe : "Le Bonheur suprême est la personnalité". (Goethe - Divan ouest est, Suleika 7eme partie).
C’est tout le mal que je nous souhaite en 2014 ! et les suivantes
Bisous au Duskolos quand même.
jeudi 2 janvier 2014
Quelques pétales de finesse dans un monde de brutes
Après "la nuit orageuse" (tout de même moins agitée que celle de Caragiale), un moment de douceur et de beauté
chez mon fleuriste et ami au MOOD/76 Ave Ledru Rollin. Non, je n'ai pas de pourcentage, mais c'est un artiste et je voulais vous le faire connaître. Les lecteurs fouineurs (que j'aime tout particulièrement) remarqueront qu'il y a une affiche de La Patiente au lointain.
Le bouquet que Serge prépare est à partir d'orchidées Wanda, ainsi nommées d'après le film Un poisson nome W des Monty PYthon. Pareil, je vous envoie des bisous blancs comme des flocons que l'on ne voit pas sur un beau ciel bleu de janvier et avec un coeur rose fuchsia d'affection pour vous.
mercredi 1 janvier 2014
Début en fanfare
Premier jour de l'année consacré à réparer les bêtises commises le dernier jour de l'année précédente. Pourtant, cela commençait si bien! Après avoir écouté les Frères Jacques et sergent's Pepper Lonely Hearts Club Band, je suis allée au cinéma voir Le Loup de Wall Street pensant m'ennuyer pendant les trois heures de projection. Eh ben non, c'était formidable! Ensuite, sortie un instant pour faire des courses, je claque la porte. Avec la clef à l'intérieur bien sûr. Qu'à cela ne tienne : on en a vu des pires. Mes voisins sont adorables : on ouvre une bouteille de champagne et ils viennent m'aider à ouvrir la porte avec une vieille radio. On m'a fait choisir : c'est une radio du coude qui a eu mes faveurs. Hélas entre la théorie apprise en criminologie et la pratique il y a un abîme, donc, coeur vaillant malgré ma situation de SDF intérimaire, je suis partie au Palais Garnier pour la nuit de Réveillon. On y donnait Le Parc, ballet d'Anjelin Prelocaj, une vraie merveille. Ensuite on y servait du champagne, tchin à nouveau et en partant on nous distribua une grande partie de la décoration florale. Si je n'avais plus de toit, j'avais au moins une belle gerbe de genêt blanc. L'important c'est la rose… et un très beau dîner autour d'un plateau de fruits de mer. Puis champagne, tchin, à minuit je n'ai embrassé qu'une personne, celle qui était avec moi et je ne me suis pas transformée en citrouille. Pour arranger le tout, mon téléphone mobile s'est bloqué (la première fois en dix ans, mais juste à minuit) Evidemment, je n'allais pas m'en occuper puisque tous les dossiers téléphone, précieux code PUK compris était enfermés et hors d'atteinte chez moi. Je ne pouvais plus téléphoner ni lire les sms ou écouter les messages de nouvelle année des amis. Je n'avais plus accès à mon carnet d'adresses donc pas accès au numéros d'urgence des serruriers. J'ai dormi "en ville", ce qui ne m'était plus arrivé depuis la fac'- la nouvelle année me rajeunit- et en chemin, ma chaussure a été décapité de sont talon, ce qui ne m'était jamais arrivé. J'ai donc passé un merveilleux réveillon avec beaucoup de champagne, un très beau ballet,jouant les Cendrillon claudicantes, découchant, débranchée, dans une robe de marché alors qu'une splendide chose affriolante, décolletée et à paillettes m'attendait dans mon armoire. Heureusement que le prince charmant m'a prêté son chapeau sinon j'aurais eu l'air dune… femme en cheveux. A trois heures, j'attendais sur mon pallier. Le serrurier E. M. s'illustrait dans le maniement de la radiographie au point d'ouvrir la porte sans la casser. Facture salée en rapport avec le premier janvier et la nouvelle TVA (en hausse comme tous le reste) mais quel bonheur de récupérer dans ses bras un chat qui miaulait depuis la veille. Bonne année heureuse et pleine d'aventures. On dit que cela forme la jeunesse. En tout cas, cela commence fort. Je vous embrasse.
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