samedi 24 juin 2017

Veille d'anniversaire...

Après une plongée dans la gaypride (Spiderman à l'extrême gauche sur la photo),j'ai reçu ce magnifique bouquet qui ensoleille ma maison et éclaire mon coeur. Une fleur d'hibiscus jaune dit merci par la fenêtre à mes chers amis.

vendredi 23 juin 2017

Journée de rêve

Le matin, avec Anne, experte des arts du feu et écrivain, visite du nouvel atelier de Marc Lerude à Villejuif : une merveille. Malgré la canicule, déjeuner d'échanges et de rires au Rebel puis expérience de l'autolib.
Le soir, fête de la musique du lendemain, merveilleux concert  avec Les Cris de Paris, ensemble  fondé et dirigé par Geoffroy Jourdain et consacré aux arie antiche de Monteverdi, Cavalli, Merula... au Petit Palais. De loin, pendant le retour à pied, les feux d'artifices de la garden party de l'Elysée, mais coeur et âme étant déjà pleins, on a snobé.

mercredi 21 juin 2017

Je cultive mon jardin.

Au propre et au figuré. La canicule m'oblige d'arroser deux fois par jour. Devinez quelle fleur surgira de cette virgule végétale. 
Pour l'esprit, je viens de lire Le Roman de Louise de Henri Gougaud, portrait émouvant et passionné de Louise Michel.
Je fonce sous la douche : demain 37 degrés annoncés.

Quelques grammes de finesse dans un monde ... tel qu'il est

Avec son dernier livre, "En présence d'Yves Bonnefoy", Stéphane Barsacq réussit un triple portrait : celui du célèbre poète, le sien propre dans sa quête poétique et métaphysique et celui d'une époque où des hommes remarquables continuent à traquer la vérité de l'être et de sa parole. Profondeur, charme, culture et sensibilité. Et, à ses qualités de romancier, de penseur, de portraitiste, Barsacq ajoute, modestement, en fin d'ouvrage celui du poète. Merci pour l'humour, la culture et la finesse : un livre que l'on lit et relit comme si l'on voulait convier un ami à une conversation intime et nourricière.

lundi 19 juin 2017

J'ai été élue, MOI...

Même si ma modestie doit en souffrir (elle a un peu l'habitude), je dois annoncer à mes lectrices chéries et à mes lecteurs bijoux, toujours fidèles, que, contrairement à des Cambadélis, Belkacem, Tourraine, Hamon, Guaino et bien d'autres mauvais perdants, malgré le fait que j'étais absente, pour cause de conférences promises à l'Alliance Française, l'Assemblée Générale de la SACD m'a fait l'honneur de m'élire. Cela s'appelle commissaire, je n'aime pas le nom, mais la fonction est passionnante. Elue donc en contumace. Merci à mes adorables électeurs, d'autant plus que, en vraie Cincinnatus, après avoir été présidente de ma commission, il y a presque quinze ans, je pensais que tout le monde m'avait oublié.  Là je péchais soit par pessimisme soit par modestie car plus de trois mille électeurs m'ont témoigné leur confiance, ce qui fait plus de 110 000 voix. J'en suis fière et honorée, de nouveau du travail pour les auteurs, dans notre maison de la rue Ballu. D'accord, le corps électoral est réduit, la maison de Beaumarchais est petite, mais quel honneur d'être élue par ses paris.
Pour compenser la tristesse de ne pas avoir été présente à Paris pour participer à la première séance de ma commission et sabler le champagne de la victoire avec mes collègues, quelques images de mon travail à l'Alliance. Le travail d'abord! Les honneurs? Ensuite. L'argent ? Jamais! Car, de même que mes autres collègues élus, nous serons payé bien moins que le SMIC. Cependant, bravo à François Ruffin d'avoir déclaré qu'il s'en contenterait à l'Assemblée Nationale. Etrangement, dans les grandes élections nationales, comme dans les professionnelles, il y a eu un coup de balai dans les baronnies. Oserons- nous espérer?
Les photos sont de Marie Larger, jeune journaliste. 

dimanche 18 juin 2017

Passage du temps

Un livre édité en 1927 par la Librairie Delagrave. Il se délite : la première de couverture, puis la page de garde ont divorcé du reste du volume, la table des matières reste encore fidèle au volume jauni, mais au prix d'efforts surlivresques; quand je tourne les pages, le livre part en confetti, d'abord les bords des pages, puis, petit à petit, le reste. Les Premières de Alfred de Musset par Henry Lyonnet. Une tendresse particulière m'attache à ce livre dont j'avais oublié jusque'à l'existence dans ma bibliothèque. J'y apprends des choses, belles, tristes qui consolent et apaisent. Par exemple : les chefs d'oeuvre de Musset ont été créés après sa mort. Il en va aussi de Fantasio et même de On ne badine pas avec l'amour. Sans parler de A quoi rêvent les jeunes filles. Ces jeunes filles étaient interprétées  à la création par Madeleine Renaud, qui était encore Madame Granval, avant sa rencontre avec Barrault, et par Marie Belle. Je les ai connues toutes deux, mais splendides octogénaire. Musset, malgré quelques rumeurs mal intentionnées, je ne l'ai tout de même pas connu. Le temps qui passe, la postérité qui s'empare de vos pages malgré votre trépas, extraordinaire exploit de se survivre. Pour vous amuser et rendre hommage au passage du temps qui, mine de rien, est constructeur et créateur, cette image que j'intitulerais volontiers "couple avec enfant".

Echanges

Deux jours d'une très belle intensité : invitée par l'Alliance Française de Marseille-Provence, j'ai eu la chance d'échanger avec des élèves de tous âges, de tous pays, motivés, intéressés et merveilleusement suivi par leurs professeurs. Dans les surprises, une mise en scène par Delphine de scènes de Toujours ensemble et le résultat d'un atelier d'écriture sur la pièce.
Emouvant accueil de Marie-Cécile Proust, vice-présidente de l'Alliance, (deuxième depuis la gauche sur la photo), de  Chrystelle (directrice administrative) et de Nicole (directrice pédagogique, à l'extrême  droite sur la photo), de tous les professeurs et des élèves, des amis de l'Alliance dont Monique Vincent et tant! d'autres
Plus bas,  un émouvant ressenti et l'image de l'étudiante qui en est l'auteur,  Carmen.

Carmen étant, comme moi, d'origine roumaine, dans l'émotion, je me suis rappelé que, six mois après mon arrivée en Suisse, je traversais le Lac Léman en bateau à aubes pour passer à Evian mon diplôme FLE de L'Alliance Française. Je pense à mon professeur, Tanner qui serait content s'il savait que grâce à lui, je suis passée du côté des enseignants. La transmission est une activité qui m'enchante et je suis si heureuse de trouver des enseignants et des étudiants sensibles à la qualité de mes oeuvres, les ayant lus avec intelligence et intérêt, subtils et créatifs dans leur approche et leurs questions. J'espère leur avoir appris quelque chose car, sincèrement, eux, ils m'ont apporté énormément. J'ai même proposé de revenir les aider paru la mise en scène de l'une de mes pièces. C'est dire la sincérité de mon enthousiasme!