dimanche 4 janvier 2009

Devinette


Je reçois cet aimable article sur une excellente troupe, le Cafarnaüm qui joue ma pièce La Patiente. Deux excellents comédiens, une belle mise en scène. La critique est positive, pourtant… il y a une erreur dans ce texte. Pouvez-vous me dire laquelle ? Réponse demain.

vendredi 2 janvier 2009

Souvenirs, souvenirs…


Je voulais partager avec vous ce texte de Benoît Vitse, metteur en scène , comédien mais aussi excellent auteur des courageuses et drôlatiques « Lettres du Moldave ». Paru dans la presse, ce texte retrace certains de nos souvenirs communs pendant une épopée roumaine que Benoît décrit avec précision et humour. La photo représente l’auteur des lignes qui suivent dans le rôle de Victor Brauner.
Souvenirs, souvenirs...
A cette époque-là, en 1993, il n'y avait qu'un terrain vague devant l'aéroport d'Otopeni. Quelques voitures y écrasaient les rares brins d'herbe. Nous étions venus pour jouer en français la pièce d'Anca Visdei « L'Atroce Fin d'un Séducteur ». Anca nous avait accompagnés et elle avait surtout servi de guide. Elle était à la fois joyeuse et inquiète à l'idée de retrouver la Roumanie qu'elle avait quittée bien des années auparavant. Nous avons eu la chance de jouer au festival de Brasov, puis à Bucarest, à Craiova (première rencontre avec Purcarete) et même une mini-tournée dans le département de Teleorman.
La surprise était permanente. D'abord, l'accueil que nous avons reçu nous a émus au-delà de ce que nous pouvions imaginer. Ensuite, cette passion du théâtre et cette faculté de comprendre la langue française dans ses plus fines subtilités étaient pour nous une source continuelle d'étonnement. Cette première tournée fut déterminante puisque c'est à partir de cette date que j'ai pensé continuellement à la Roumanie, en tant que comédien et metteur en scène. Il faut dire que les discussions que j'avais eues avec les acteurs roumains et moldaves m'avaient fait comprendre que se jouait dans cette région du monde un théâtre sans trop de moyens techniques, privé des dernières sophistications en ce qui concernait la musique et la lumière, mais un théâtre vivant.
Pourtant, si en province tout fut remarquablement organisé, à Bucarest la situation se compliqua. Nous jouions au Théâtre Mic et le directeur de l'époque nous a convoqués, à l'issue d'une représentation qui s'était bien passée, et il nous a quasiment séquestrés. Il voulait nous faire signer un papier qui stipulait que nous l'invitions en France avec son spectacle. Il décidait avec autorité qu'il fallait promouvoir les échanges culturels. Nous en étions d'accord, mais nous n'avions pas les moyens de ses ambitions. Anca Visdei, d'abord affolée devant ce chantage, a pris la situation en main et elle a négocié avec beaucoup de courage. Finalement, nous avons dû quitter l'hôtel que nous avait réservé le théâtre et nous avons été pris en charge par quelqu'un qui avait aimé le spectacle et qui nous avait trouvé un hébergement dans une cité universitaire. Par la suite, un article était paru dans la presse pour dire que des acteurs français avaient joué une pièce scandaleuse et ruiné un théâtre roumain par leurs prétentions financières...
Dans le Teleorman, au contraire, nous avons été reçus merveilleusement. Il faut dire que pour cette pièce, qui est une excellente version d'un Don Juan, vue par une femme, nous avions besoin d'une dinde que je mangeais (en partie) sur scène. Dans les grands théâtres, on nous avait fourni des volailles en carton. Mais dans cette ville du sud, les habitants avaient tué leur dinde et l'avaient fait cuire. Je me souviens qu'on l'avait mangée après le spectacle avec les organisateurs.
Enfin une dernière anecdote lors de cette première tournée. Nous avions commandé des tomates dans un restaurant. Les différents plats passaient, mais pas les tomates que nous réclamions avec insistance. Nous y avions renoncé quand arriva l'addition sur laquelle les tomates apparaissaient. Nous avons signalé au garçon qu'on ne nous les avait pas apportées. Il nous répondit : «Oui, mais vous les avez commandées». En fait, nous nous en tirions à bon compte. On les avait commandées à plusieurs reprises et on ne les payait qu'une seule fois.
J'ai été confronté souvent à cet entêtement de certains Roumains à venir en France, notamment quand j'étais directeur du Centre Culturel Français de Iasi. Un jour, le directeur de la police vient me voir et insiste pour que je lui trouve un poste en France; il me donnait en échange quelques bouteilles de vin. Il était prêt à prendre n'importe quel travail, même le moins considéré. J'y voyais une marque d'humilité de la part d'un membre important de la police. Je lui demandais s'il parlait le français; il me répondit :«Le français? J'apprends cela en trois jours, je suis policier!» Brusquement, son humilité avait disparu.

Conditions difficiles


Le combat (et le blog) continuent pendant les travaux de rénovation.

jeudi 1 janvier 2009

31 décembre Clinique du Mont-Louis à Paris


Pas d’inquiétude, je suis allée volontairement. Pour recevoir ce bracelet en plastique blanc. Comme dans les maternités. Nouvelle naissance ? Celle de 2009, mais aussi le miracle quotidien de tout nouveau jour qui est la première journée de chacune de nos nouvelles vies.

mercredi 31 décembre 2008

Nouvelle Donne


Devinette : qu’est qui est petit, inflammable, dangereux, haineux et tapi au coin gauche en bas de la photo ?
Réponse : notre avenir.
Coup de chap(m)eau à l'année qui s'en va.
Courage : plus que 365 jours!

mardi 30 décembre 2008

31 décembre 2008- Devinette


Un Nouvel An heureux et particulièrement khasakhhhch
vous souhaite, avec le chapeau du Pays de Lâaa-Bâaas
Anca, cousine de Borat, coréligionnaire de Sasha Baron Cohen
Devinette en prime : qu’est qui est petit, inflammable, dangereux, haineux et tapi au coin gauche en bas de la photo ?
Réponse demain, si l’on est toujours en vie…

J’en apprends de belles sur « Coco » !


Ce soir, je prendrai ma deuxième dose d’euphorisant avant l’épreuve du Mont-Louis de demain. A quoi je vais me shooter ? A la deuxième partie et (fort heureusement) dernière du téléfilm dédié à Gabrielle Chanel. C’est du total délire, Ali G. l’aurait fait s’il en avait eu l’idée. Guy des Cars aurait pu en écrire les dialogues. La brave Gabrielle apprend à monter à cheval en deux minutes, à conduire une voiture en une, je parie qu’elle finira en aéroplane avant la fin du biopic. A part cela, elle coud !!! Chanel ne savait ni coudre ni dessiner, elle s’en vantait, elle savait en revanche très bien déchirer le travail de ses employées jusqu’à obtenir la perfection qu’elle souhaitait. Vous en voulez d’autres ? Elle arrache des rideaux pour en faire des robes (Scarlett O’Hara est dans les parages), aime un Anglais, moitié Juif, Boy Capel, interprété par un comédien au physique Pakistanais (du sud), donne des leçons d’élégance à Paul Poiret sur un champ de courses, tance vertement et dignement ses patrons à une époque où l’on vous mettait à la porte pour bien moins que ça. Dommage que le réalisateur a choisi de ne pas parler de sa vie sous l’Occupation : je parie qu’elle aurait buté les nazis hors de France bien avant Leclerc.
J’ai lu tout ce que j’ai pu trouver de publié sur Chanel en France, Angleterre et aux Etats-Unis (si vous avez des propositions de pistes, je prends !) pour aboutir à un texte « Mademoiselle Chanel » dont je suis assez fière. Je fais des conférences sur le sujet dès qu’on me le demande, j’ai visité l’appartement de Mademoiselle rue Cambon, étudié les archives de la maison. Je croyais donc tout savoir mais là… j’ai des révélations à chaque plan ! Et dire que deux nouveaux films sur Chanel verront « la lumière ses salles obscures » cette année. Mademoiselle, pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. Je vous quitte : je vais me marrer devant la deuxième partie du succès comique de l’année. Ah tout de même : la comédienne est très belle.
Photo : votre servante en Chanel haute couture, un authentique créé du vivant de Gabrielle Chanel. Sur fond de graffities maison assortis.