
"Qui écrit? qui dessine? qui a la pêche?" ( commentaires d'hier de mes lecteurs) Vous êtes trop gentils! Ce serait plutôt " qui ne fiche rien en regardant la mer et en grignotant (avant que de les sucrer- le "avant que de" est une réminiscence de Brel) ses fraises". Mais qui a aussi un sentiment de renaissance dans ces embruns lardés de soleil, qui s'épanouit à la vue du moindre bébé, il y en a plein ici et ils sont tous dorés et ronds et blonds comme de beaux abricots. Qui récupère de ses fatigues de ramasseuse d'abricots montreuilloise en arpentant dans tous les sens la Promenade de Clair de Lune, en briquant son pigeonnier au savon noir écolo et en grimpant sur les falaises-qui s'effondrent sérieusement, mais que fait la municipalité de Dinard? Qui a dévoré le trajet Montreuil-Saint-Malo comme un succulent Paris-Brest. Qui est partie fourbue et névrosée et s'est retrouvée ivre de bonheur devant la mer. Je vous jure, ce matin elle était émeraude! sans une trace de bleu!) Qui parfois songe qu'il lui faut commencer sérieusement son travail sur Chanel (conférences générales à Compiègne, conférences plus précises pour l'association France-Grande-Bretagne, réédition du livre épuisé, rédaction du roman), la rélecture de "Toc et Boc, héros de l'humanité" pour la parution à la rentrée aux Editions des Cyygnes, atelier d'écriture à Melle pour "La Princesse mariée au premier venu"... Par quoi commencer?
Une promenade jusqu'à Saint Enogat avec lecture, sur la plage balayé par vents, éclaircies et grand soleil dans une valse rapide, de "Fées, korrigans et farfadets". Oui, c'est sûrement cela l'urgence. Si des fois je rencontre Morgane, Mirouette ou un lutin local...Il n'y a rien à faire, même mon légendaire sens des responsabilités (victime du devoir, c'est moi) capitule dans cet univers. J'aime ce pays! A la folie.