Dans la série « Nous sommes fous, fous, fous… de la fresque et du portrait féminin », comme il pluviotait aujourd’hui et que la lecture du très beau livre « Naissance de la vieillesse » du docteur Olievenstein risquait de me plonger dans la déprime, j’ai fait de la peinture. Sur le mur de ma chambre à Dinard. Une galerie imaginaire d’ancêtres femmes. Pourtant en bas, à droite toute, c’est ma vraie grand-mère, Iana. A gauche la petite fille que j'aurais rêve d'avoir, au milieu l’ancêtre qui a fait fortune avec son corps. (Cliquez sur l'image pour agrandir. ) Dans mes rêves…Zut, en tapant ce texte, j’ai mis du bleu sur mon mac Book ! De la sorte mon Winston bien aimé participe aussi à l’atelier peinture-décoration-tous- azimuts. Bon, assez dé… bloqué ! Il est temps de travailler un peu. Huit pages de questions intelligentes rédigées par l’ami Negresco-Soutzo au sujet de « Toujours ensemble » m’attendent. Il faut que je réponde à cette interview qui attend depuis au moins dix jours. Tant pis, j’apprendrai à vieillir demain.
jeudi 31 juillet 2008
Galerie de portraits à voir en peinture par jour de bruine…
Dans la série « Nous sommes fous, fous, fous… de la fresque et du portrait féminin », comme il pluviotait aujourd’hui et que la lecture du très beau livre « Naissance de la vieillesse » du docteur Olievenstein risquait de me plonger dans la déprime, j’ai fait de la peinture. Sur le mur de ma chambre à Dinard. Une galerie imaginaire d’ancêtres femmes. Pourtant en bas, à droite toute, c’est ma vraie grand-mère, Iana. A gauche la petite fille que j'aurais rêve d'avoir, au milieu l’ancêtre qui a fait fortune avec son corps. (Cliquez sur l'image pour agrandir. ) Dans mes rêves…Zut, en tapant ce texte, j’ai mis du bleu sur mon mac Book ! De la sorte mon Winston bien aimé participe aussi à l’atelier peinture-décoration-tous- azimuts. Bon, assez dé… bloqué ! Il est temps de travailler un peu. Huit pages de questions intelligentes rédigées par l’ami Negresco-Soutzo au sujet de « Toujours ensemble » m’attendent. Il faut que je réponde à cette interview qui attend depuis au moins dix jours. Tant pis, j’apprendrai à vieillir demain.
MON AUTRE FET'NAT'-LE PREMIER AOUT
mercredi 30 juillet 2008
A MARQUER D’UNE PIERRE BLANCHE
Ah la journée de rêve que j’ai vécue ! Il ne doit pas y en avoir dix comme cela dans l’année. Dommage. D’abord j’ai pris mon bateau préféré, le Passeur pour arriver à Saint-Malo. Puis petit tour qui se transforme en sitt-in à la Librairie du Môle rue de Dinan. Monsieur Duquesnoy qui est le Merlin des livres et connu comme le loup blanc partout où il y a des lecteurs et des éditeurs passionnés, me fait la belle surprise de m’apprendre que le distributeur de mon éditeur lui a envoyé ma « Confession d’une Séductrice ». Enfin, l’office des libraires fonctionne, oufff ! Ensuite il me conseille pour mes recherches sur Anne de Bretagne, il m’apprend qu’elle était herboriste, rebouteuse, qu’elle eut treize enfants et que, providence des enlumineurs, elle s’était commandé un livre sur les dames d’antan. Il me recommande aussi une des biographies de la duchesse de Bretagne deux fois reine de France signée G. Toudouze, enfin je saurai, quand je passe dans la petite place homonyme du neuvième arrondissement de Paris, à qui je dois tirer mon chapeau. Le prince des libraires (ça y est, anoblir ne doit pas rester le privilège de la reine d’Angleterre, je m’y mets, et, croyez-moi, je vais être sélective) me prodigue encore des conseils inestimables, m’apprend l’existence de Tiphaine, grand amour du Duguesclin et me présente deux princesses de rêve bien qu’en chair et en os : Marie et Noël-la. Revenue au présent, j’emporte de sa jolie caverne d’Ali Baba un guide des sentiers des douaniers (je m’y mettrai au plus vite) et un bel album de « gueules de marins ».
Dehors, c’est la braderie des enfants. Hélas, ce n’est pas des mômes qu’on y vend, sinon j’aurai tout de suite pris les deux canaris que voilà.
Ce sont les enfants qui vendent leur jouets. D’ailleurs que regardent avec ahurissement les deux petits ? Ben des grands !
Revenue à Dinard, je constate que la bonne nouvelle est confirmée : mon roman qui aurait dû être distribuée en mai est enfin partout, des Nouvelles Impressions à la Maison de la Presse Place de la République. Dans une des librairies je tombe (la deuxième fois pendant ces derniers jours ) sur Nicolas Vaude. Il rajeunit à chaque fois, bientôt ce ne sera plus Peter Pan, mais Gavroche, heureusement qu’à la rentrée il jouera une pièce de Florian Zeller, garantie pour adultes. La journée est splendide, j’ai une chance de… coquecigrue en tombant sur deux jeunes femmes qui me cherchaient désespérément et que je cherchais de même à Paris, pour me récompenser je m’offre un gâteau si immense que j’ai rajouté ma main dans le champ afin que vous voyiez l’échelle.
Confession d’une gourmande…
mardi 29 juillet 2008
JOUR DE SOLEIL
Belle journée de rêve passée à faire de l’administratif et du bricolage. Cependant deux révélations pendant une brève pause café. Merlin, coiffé de son très élégant panama blanc fut la source de deux révélations. Normal pour un enchanteur. La première est que je ne parle jamais à mes lectrices. Rouge de honte, je dois en convenir, désormais ce sera « mes lecteurs bijoux, mes lectrices joyaux », c’est la moindre des choses. La seconde révélation est cet anagramme de Anca Visdei. Casa divine. Respect. Et voici le paysage de rêve que j’avais sous les yeux mes lectrices fées, mes lecteurs enchantés, lors des découvertes qui précèdent et que je brûlais de partager avec vous.
lundi 28 juillet 2008
WEEK-END A BRUXELLES
Mais pourquoi n’y vais-je pas plus souvent ? à peine une heure et on change de monde. Samedi passé dans le village de W. dans les Ardennes. Le père de mon amie Joëlle y fut caché, enfant, avec ses deux sœurs pendant les persécutions de la seconde guerre. Un village de plus de quatre cents habitants, tous au courant, trois enfants juifs pendant trois ans. Qui retrouvèrent à la fin du conflit leurs parents qui, à Bruxelles, changeaient de domicile tous les quatre ou cinq jours. Je vous en parlerai lorsque j’aurai lu Rosita, les mémoires de la mère de Joëlle. Après cette parenthèse enchantée, dimanche de mijole, cela devient un rite. Le site vous expliquera la mijole mieux que je ne pourrai jamais le faire, donc http://www.mijole.com.
Obligée de rentrer avant la fin du joyeux tournoi (dur, dur de s’arracher à une aussi bonne ambiance) je fonce à la Gare de Midi à Bruxelles pour partir vers 19heures 30 avec le train prévu à 17 heures 43. La raison ? Le Thalys qui part de Cologne, n’avait pas pu dépasser Aachen. On avait volé les câbles de cuivre du train. Un conducteur a dû être cherché d’urgence pour conduire une nouvelle rame depuis Bruxelles. Merci à Eric, le très sympathique chef de train qui m’expliqua tout cela et fit en sorte que ce contre-temps de deux heures (double du voyage !) nous paraisse agréable. Mais pourquoi n’y vais-je pas plus souvent ? à peine une heure et…

Ci-dessus, une image de mon inénarrable lancer à la mijole. Photo de Pierre Bruylandt.
Obligée de rentrer avant la fin du joyeux tournoi (dur, dur de s’arracher à une aussi bonne ambiance) je fonce à la Gare de Midi à Bruxelles pour partir vers 19heures 30 avec le train prévu à 17 heures 43. La raison ? Le Thalys qui part de Cologne, n’avait pas pu dépasser Aachen. On avait volé les câbles de cuivre du train. Un conducteur a dû être cherché d’urgence pour conduire une nouvelle rame depuis Bruxelles. Merci à Eric, le très sympathique chef de train qui m’expliqua tout cela et fit en sorte que ce contre-temps de deux heures (double du voyage !) nous paraisse agréable. Mais pourquoi n’y vais-je pas plus souvent ? à peine une heure et…

Ci-dessus, une image de mon inénarrable lancer à la mijole. Photo de Pierre Bruylandt.
vendredi 25 juillet 2008
CONFUSION DE… SENTIMENTS
Par les soins de mon éditeur, je viens de recevoir une lettre, dûment cachetée, qui lui fut adressée à mon intention. Je vous la cite in extenso :
« 17 juillet 2008
Bonjour,
Je m’apprête prochainement à me plonger dans votre roman autobiographique « Confession d’une séductrice ou L’Eternelle amoureuse ».
Je suis certain qu’il va me donner l’envie de faire votre connaissance. Si votre quête du Graal amoureux n’est pas terminée, je vous invite à me contacter pour que nous puissions nous rencontrer
A très bientôt, j’espère. »
A jamais, Ducon ! Comme je suis gentille, je ne donne pas ton nom. Que ce Monsieur qui s’apprête à plonger dans mon œuvre, y sombre, sa goujaterie est si lourde qu’elle va l’entraîner au fond. Ma quête terminée ou pas, ce ne sont pas ses oignons, les inscriptions sont closes pour les gens qui imaginent que les écrivains font de l’après-vente en dehors de leur domaine. Pourquoi pas un massage puisqu’il y est… ? Notez c’est tendance que l’on fasse les choses pour lesquels on n’est pas forcément compétent. J’ai été récemment conviée à un bal d’auteurs : les lecteurs retenaient une danse avec les écrivains qui s’exécutaient… Même dans les bals de sous-préfecture, les jeunes filles avaient le droit de refuser un cavalier. Apparemment pas un écrivain. On pourrait aussi envisager l’auteur qui fait des gâteaux/sert à table / amuse vos enfants/ vous rase (gratis ? au second degré ?). La prochaine fois que je vois ma professeur de piano, je lui demanderai de me faire une permanente, à l’inspecteur du fisc je demanderai un baiser ou un Irish Coffee (j’adore ça ) et à ma caissière préférée du Monoprix des travaux de repassage. La palme de la confusion œuvre/auteur revient à un directeur artistique de petite structure théâtrale pour la jeunesse. Je lui avais envoyé l’une de mes pièces afin qu’il la lise et que, dans le cadre de son mandat, il la propose éventuellement à l’un de ses metteurs en scène. Comme il m’accuse réception, je le remercie,, il m’envoie un courriel pour me parler de son jardin, je lui réponds en lui donnant des nouvelles du mien, il me répond en me décrivant ses emmerdeurs quotidiens, je lui parle des miens, au bout de six mois je lui demande s’il a lu ma pièce, toujours pas, mais aimables propositions de visites communes, etc. L’ayant contacté ès qualité, je trouvais que la mesure était comble, je lui rappelle que notre prise de contact était justifiée par ma pièce qui, jouée, pouvait correspondre, éventuellement (vous voyez, je ne pousse pas à la consommation), dans son cahier de charges. Il me répond qu’il préfère me « voir » (texto !) avant de lire .
Il a reçu la seule réponse possible, bon d’accord formulée un peu abruptement : « Sachez qu’un écrivain, comment que vous le flattiez, (je crois que j’avais dit « léchiez » ou « brossiez »), s’il vous contacte comme auteur n’oubliera jamais l’essentiel : que vous le lisiez ! »
Un grand ami de Mauriac, décédé bien avant celui-ci lui avait dit « Si vous vous ennuyez de moi, ouvrez mes livres : j’y suis. »

PS Dans la photo, j’ai un tonneau de rhum et un fusil, il paraît que c’était les deux biens qu’on donnait à des marins mutinés lorsqu’on les abandonnait sur une île déserte. Il y a des gens derrière ? J’espère qu’ils ne vont pas me parler de ma quête du Graal amoureux, sinon je les flingue.
« 17 juillet 2008
Bonjour,
Je m’apprête prochainement à me plonger dans votre roman autobiographique « Confession d’une séductrice ou L’Eternelle amoureuse ».
Je suis certain qu’il va me donner l’envie de faire votre connaissance. Si votre quête du Graal amoureux n’est pas terminée, je vous invite à me contacter pour que nous puissions nous rencontrer
A très bientôt, j’espère. »
A jamais, Ducon ! Comme je suis gentille, je ne donne pas ton nom. Que ce Monsieur qui s’apprête à plonger dans mon œuvre, y sombre, sa goujaterie est si lourde qu’elle va l’entraîner au fond. Ma quête terminée ou pas, ce ne sont pas ses oignons, les inscriptions sont closes pour les gens qui imaginent que les écrivains font de l’après-vente en dehors de leur domaine. Pourquoi pas un massage puisqu’il y est… ? Notez c’est tendance que l’on fasse les choses pour lesquels on n’est pas forcément compétent. J’ai été récemment conviée à un bal d’auteurs : les lecteurs retenaient une danse avec les écrivains qui s’exécutaient… Même dans les bals de sous-préfecture, les jeunes filles avaient le droit de refuser un cavalier. Apparemment pas un écrivain. On pourrait aussi envisager l’auteur qui fait des gâteaux/sert à table / amuse vos enfants/ vous rase (gratis ? au second degré ?). La prochaine fois que je vois ma professeur de piano, je lui demanderai de me faire une permanente, à l’inspecteur du fisc je demanderai un baiser ou un Irish Coffee (j’adore ça ) et à ma caissière préférée du Monoprix des travaux de repassage. La palme de la confusion œuvre/auteur revient à un directeur artistique de petite structure théâtrale pour la jeunesse. Je lui avais envoyé l’une de mes pièces afin qu’il la lise et que, dans le cadre de son mandat, il la propose éventuellement à l’un de ses metteurs en scène. Comme il m’accuse réception, je le remercie,, il m’envoie un courriel pour me parler de son jardin, je lui réponds en lui donnant des nouvelles du mien, il me répond en me décrivant ses emmerdeurs quotidiens, je lui parle des miens, au bout de six mois je lui demande s’il a lu ma pièce, toujours pas, mais aimables propositions de visites communes, etc. L’ayant contacté ès qualité, je trouvais que la mesure était comble, je lui rappelle que notre prise de contact était justifiée par ma pièce qui, jouée, pouvait correspondre, éventuellement (vous voyez, je ne pousse pas à la consommation), dans son cahier de charges. Il me répond qu’il préfère me « voir » (texto !) avant de lire .
Il a reçu la seule réponse possible, bon d’accord formulée un peu abruptement : « Sachez qu’un écrivain, comment que vous le flattiez, (je crois que j’avais dit « léchiez » ou « brossiez »), s’il vous contacte comme auteur n’oubliera jamais l’essentiel : que vous le lisiez ! »
Un grand ami de Mauriac, décédé bien avant celui-ci lui avait dit « Si vous vous ennuyez de moi, ouvrez mes livres : j’y suis. »
PS Dans la photo, j’ai un tonneau de rhum et un fusil, il paraît que c’était les deux biens qu’on donnait à des marins mutinés lorsqu’on les abandonnait sur une île déserte. Il y a des gens derrière ? J’espère qu’ils ne vont pas me parler de ma quête du Graal amoureux, sinon je les flingue.
jeudi 24 juillet 2008
EPHEMERIDE
Le jour de votre mort, il y aura toujours quelqu’un qui se croira malheureux parce que, la foule n’avançant pas assez vite dans le métro, il va rater sa correspondance.
Et vous, râlant votre agonie sur un lit d’hôpital, votre dernier lit, vous donneriez le ciel et toutes ses étoiles pour vous faire piétiner encore une fois dans une foule.
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