samedi 12 juillet 2008

Anca sur les ondes


Lecteurs chéris, comme nous sommes à la veille d’un long week-end que vous allez consacrer, je vous connais comme si je vous avais écrits (non, je dé-blogue), le samedi à vous reposer, le dimanche à faire ce que je pense et que vous préférez, le lundi à dormir et le mardi à manger/aller à la plage /vous promener sous les feux d’artifices pour attraper des fusées perdues, je dois vous proposer un peu de culture dans ce monde de brutes. Je vous signale donc que je « passe » sur France Culture le mardi 15 juillet à 15 heures dans l’émission " à plus d'un titre" de Toufik Hakem. Pendant une demi-heure vous pourrez entendre ma douce voix déblatérer sur des sujets d’actualité (où je comprends autant que vous) et répondre de son mieux à des questions intelligentes sur mes deux romans parus en mai.
Pour les amateurs de folklore qui n’écoutent que la musique des mots et n’en entendent pas le sens, il y aura « mon-merrrveilleux-accènt-ne-le-perdez-surtout-pas ». Tiens, ils ont raison, je vais le mettre dans mon portefeuille, ces petites choses sont si vite égarées… comment chantait Brel ? « Salut à toi, dame Bêtise, toi dont le règne est méconnu. »
Pour ceux qui s’en fichent/ n’ont pas la radio/ ne savent pas trouver France Culture/ni sur un transistor/ni sur leur ordinateur/en direct /podcasté, en lot de consolation cette image de la culture de plage jeuns, un grand classique à l’émergence duquel j’assiste depuis des années : le club des Ecureuils !

PS L'émission sera écoutable sur le site franceculture.com pendant une semaine à partir de cette date. Je suis une Bretonne têtue, hein ?

vendredi 11 juillet 2008

PREMIERE


Adorés lecteurs chéris, je sens que je vous soûle avec ma Bretagne. Vous souffrez en silence, je le vois car il n’y a pas plus de commentaires quand je parle de mon réduit celte que de banane au pôle Nord. Sud non plus d’ailleurs. Bon, le lecteur est notre roi, passons au sujets sérieux. Abandonnons les chansons marines, les bolées de cidre et les moeurs corsaires pour un peu de culture.
Aujourd’hui commencent en Avignon les représentations de « Toujours ensemble », la pièce qui a connu le plus de succès de toutes celles que votre servante a écrites. Pièce pas trop mal écrite avouons-le, mais qui, comme toute pièce n’acquiert un vrai visage que lorsqu’elle est incarnée par des comédiens. J’ai vu cette version et j’ai admiré le travail, la ténacité, le sérieux et la sensibilité de l’équipe. Bravo à Séverine Garde, Jean-Paul Daniel, Amandine Jarry et à tous leurs autres camarades. C’est au Théâtre de l’Albatros et c’est pour la deuxième année qu’ils présentent le spectacle. Allez les voir ! Et pour eux, toutes les bonnes ondes qu’un auteur peut transmettre à l’autre bout du pays.
Je n'aime pas dire de gros mots, mais je n'en pense pas moins...

Retour aux sources… de la Rance


Après deux ou trois exercices imposés (poste, échange de transformateur, courrier, coups de fil) je fonce vers la Gare Montparnasse. Mais bon sang mais bien sûr, je ne devrais pas emprunter l’Avenue Pasteur, l’arrêt du métro qui s’y trouve est condamné pour cause de travaux. Je rebrousse chemin, change à Nation, et soudain … mais bon sang mais c’est bien sûr : jusqu’en septembre pas de métro entre Porte d’Italie et Nation. Pour travaux ! Je sors le plan Orsec, pensant attraper la une pour changer à Châtelet et continuer avec la quatre, les moniteurs annoncent un accident sur la ligne. Je remonte en surface, des taxis passent, mais les deux mains pris par les valises (ordinateur, appareil photo, clefs 3G, sans tout cela je ne pourrai pas être près de vous, mes adorés lecteurs bijoux) je ne peux pas leur faire signe. J’essaie des grimaces, mais cela ne fonctionne pas. Je me mets donc sur l’orbite de la place de la Nation jusqu’à la borne de taxis du même nom. Evidemment, pas une voiture pendant… trois siècles. Il est moins une quand enfin un taxi arrive, je le partage avec une charmante Françoise, ophtalmo’ rue Docteur Roux, conversation passionnante mais je ne revis que lorsque la Tour Montparnasse est en vue.
Le train de Saint-Malo est bondé, un bagage atterrit dans la voiture neuf sur l’ordinateur qu’un malheureux à laissé ouvert sur sa tablette, le PC est ramené du plancher en vie végétative, on appelle un conducteur pour qu’il constate la mort cérébrale, l’acte de décès servant pour l’assurance. Je constate une fois de plus un phénomène étonnant : au départ de Paris, tous les voyageurs se marchent sur les pieds, s’engueulent, se poussent mutuellement les bagages, les enfants braillent, les couples s’accusent, les solitaires boudent… mais aux abords de Rennes, le ton baisse, deux ou trois personnes commencent à parler à leur voisin, certains s’extasient sur les petits enfants des autres, des couples s’embrassent, les solitaires s’endorment ou regardent le paysage, des enfants braillent encore un peu mais c’est pour le principe et cela devient même mélodieux. Nous partîmes cinq cents… dingues et nous nous retrouvâmes à peu près autant de charmants compagnons de voyage. Serait-ce l’air du large qui apporte cet apaisement, ce soudain voile de civilisation recouvre tout avec douceur et naturel ? En ce qui me concerne, j’ai fait un voyage exquis, ma voisine, Elisabeth, directrice de maisons de retraite, ne m’a raconté que des choses passionnantes, Allez, une que je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous : il y a des personnes du quatrième âge qui n’arrivent plus à parler, cependant, elles sont capables de chanter sans faute des chansons entières.
Sur le quai de la gare de Saint-Malo j’étais redevenue vivante : vibrante avec la brise, éclairée par un soleil qui vous peint un sourire irrésistible sur les lèvres, le pas alerte, le regard caressée par la lumière triomphante de ce pays de peintres. Ah, je vous proposais de squatter Moulinsart, j’ai trouvé mieux, Port Breton, château de mer construit en 1923 pour la richissime lady Meyer Sassons. Winston Churchill qui avait du goût, y a fait des séjours entre 1934 et 1939. On y va ? On peut : c’est à la fois un jardin zoologique, un parc, un jardin botanique et un parcours forme que la ville de Dinard ouvre aux habitants. Kenavo ar verchal !

jeudi 10 juillet 2008

Première


Pascal, Corinne, Isabelle, Benoît, l'auteur, Jean-François, Christophe, l'équipe de "La Patiente" de Anca Visdei, ce soir après la première au Théâtre Darius Milhaud à Paris.

mercredi 9 juillet 2008

LE BLOG DE JEREMY


Le blog de Jérémy, le premier que je recommande :
http://n3uf4-n3uf5.skyblog.com

Humour, harmonie, fraîcheur, ouverture et musique. Attachant.Un blog sympathique, fait par un garçon très intéressant, avec des amis charmants.
qui ont la délicatesse de me faire un peu de pub’ pour ce soir,
merci les potes !
Et la photo d'une idylle de vancances.

mardi 8 juillet 2008

C’EST DU GEORGIEN…


Ce samedi 5 juillet, à Tbilissi, dans le cadre de l'Expo-livres des régions entourant la Mer Noire, les Editions Agora ont publié trois de mes pièces en traduction géorgienne.
Voici le livre. J’ai eu quelques peine à… me lire. Si c’est aussi votre cas, voici le mode d’emploi livré par l’éditrice, Marina Balavadzé.
« Je suis ravie que la couverture vous plait.
Le livre est sortie dans la collection "Avant-scène" qui est écrit en vertical.
En gros avec les lettres rouges est écrit "Toujours ensemble", titre de la première pièce du recueil.
Et en bas avec les lettres blanches - votre nom ».
« Toujours ensemble » traduite par M.Georges Ekizachvili
vient de recevoir le prix du concours de la Fondation Thoumanichvili qui distingue la meilleure traduction d’une pièce étrangère inédite.
Les autres pièces du volume sont « Dona Juana »
traduite par Mme Gouranda Datachvili
et « Photo de classe » traduite par Mlle Kethy Kvantaliani.
Troublant de se voir traduit dans une langue dont on ignore même l’alphabet. Emouvant. Merci Marina, Georges, Gouranda, Kethy, Christian et Pierre Laurent !

lundi 7 juillet 2008

De passage à Paris... en rêvant de re (de) venir Bretonne


Brève parenthèse, le dernier travail avant l’été, assister à la première de ma pièce, La Patiente au Théâtre Darius Milhaud, puis Bretagne à volonté ! Je vais me la jouer comme dans Le Blé en Herbe de Collette où l’on retrouve des citadins qui passaient leurs étés en Bretagne. Les veinards !
Trois nuits encore dormir… avant le grand large ad libitum. Les marées avaient une amplitude sublime cette saison ! Samedi, sur la plage de l’Ecluse, les vagues dépassaient souvent le bastingage devant le casino et des centaines de passants jouaient avec la mer, se faisant asperger un coup, trompant la mer un autre… Asperging syndrom ?
Consolation : je retrouve mon petit jardin, aux abricots presque mûrs, envahi par les mauvaises herbes, les figues dans leur adolescence, quelques roses anglaises écloses, les limaces en pleine offensive, je retrouve mon piano, le théâtre et des amis… et une immense lessive de marinières en attente.
Mon âme est déjà plus loin. Encouragé par un reportage découvert aujourd’hui pas hasard sur la chaîne Planète : un descendant de capitaine au long cours estonien parle. J’adore ce pays ! j’y ai même placé l’intrigue de mon récit « Maître Poperkunais, un avocat qui aimait les Bordeaux français mais réparait tout seul sa chasse d’eau ». Je reviens à mon vieil Estonien : il a vécu l’époque où les Soviétiques, après avoir envahi son pays pendant la seconde guerre mondiale, ont détruit toute le flotte qui avait eu la mauvaise idée de rentrer, au lieu de se réfugier dans le premier port étranger, il a vécu dans K, ce port à la Baltique où l’on naissait capitaine de bateau l’époque où l’occupant avait dressé des barbelés sur la plage pour interdire aux Estonien ne fût-ce que fouler la plage et approcher la mer. Il s’est exilé et n’est revenu qu’avec l’indépendance… et la disparition des barbelés. Et voici son viatique : « La proximité de la mer rend les gens audacieux. (… ) la mer transmet une force qui fait accomplir de grandes choses. »
Une image de mon cœur qui se languit des rives de l’océan. Femme libre, toujours tu chériras la mer ... Pour l’instant, mes bateaux sont à sec, mais je sens déjà la marée arriver à pleins naseaux. « Mi s-au înnecat toate corâbiile » . Ce n’est pas de l’estonien. Mais demain sera un autre jour…