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jeudi 10 juillet 2008

Première


Pascal, Corinne, Isabelle, Benoît, l'auteur, Jean-François, Christophe, l'équipe de "La Patiente" de Anca Visdei, ce soir après la première au Théâtre Darius Milhaud à Paris.

samedi 5 juillet 2008

INVITATION


C’est un grand jour. Parce que c’est samedi. D’abord ! Comme disent les petits en guise d’argument définitif. Ensuite, à partir d’aujourd’hui, c’est pleine saison en Bretagne, donc trois bateaux de plus en fin de journée pour relier Dinard à Saint Malo, je ne resterai plus bloquée dans la cité corsaire pour cause de dernier bateau raté. Ensuite je pense à vous. Très fort. Le compteur de mon blog vous estime à plus de deux mille, ce qui est beaucoup. Une belle grande famille pour la fille unique restée primipare que je suis. Je voulais vous faire une surprise. C’était l’invitation à la première de ma pièce à Paris. La salle a 70 places ; pour 2000 c’est un tout petit peu juste, alors deux solutions : soit boire la potion d’Alice de Lewis Caroll pour rapetisser, soit ne pas oublier de réserver sa place au numéro que voilà, pour être sûr d’y entrer. Je vous conseille la réservation, j’ai des doutes sur les qualités bio’ de la potion. Je vous y attends ?

mardi 20 mai 2008

Capharnaum & Charity shop


Eh oui, c'est fait, je suis arrivée à dire non. J'avais comme tout un chacun envie d'avoir une pièce dans un joli théâtre à Paris. Surtout que cette "Madame Shakespeare" me tient très à coeur, j'y ai mis à peu près tout ce qu'un auteur dramatique peut souffrir et espérer. Joli théâtre, comédiens intéressants. Et un metteur en scène débutant, compliqué, incapable de sortir un mot sur sa vision "tout est dans ma tête". J'ai donc laissé la vision dans sa tête. Non, mais je suis un auteur pas une agence de réinsertion professionnelle. Des copains monteront leurs pièces dans ce théâtre qui me souriait et, vous savez quoi? je me sens drôlement soulagée. Je ne pouvais tout de même faire cela à Madame Shakespeare! Lui donner un mauvais accoucheur. Déjà que l'auteur... Il y a quelques jours j'assiste à la passation de pouvoirs directoriaux dans un autre grand théâtre parisien. C'était pire que ma petite histoire : le sortant, atteint par la limite d'âge, passait son temps à ne traiter son successeur que sous l'angle de sa filiation avec une grand mère catalane ou patagonaise ou portugaise. On aurait dit que c'était un spectacle folklorique. Pas une institution de renom. Compliqué. Où sont mes maîtres disparus? Ceux pour lesquels j'ai commencé ce métier? Ceux qui encourageaient les jeunes, leur mettaient le pied à l'étrier? Où sont passé les metteurs en scène qui se mettaient au service d'un texte? Et comment je vais illustrer cet article sur l'éternelle crise du théâtre? Ah, j'ai trouvé : une photo dans les verts, couleur qui porte la poisse sur les planches. C'est l'image d'un sympathique charity shop, magasin à bas prix pour les démunis. Il se trouve à Montreuil, il est gai, fleuri, divers et joyeux. Les gens de théâtre devraient en prendre de la graine, non?