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vendredi 30 janvier 2009

Inès


Rencontre heureuse et fortuite. Inès T, quatre vingts-ans et... des sourires, ma voisine de chambre à la Clinique du Mont-Louis. Beau rayon de soleil, adorable sourire, après une chute chez elle, maison de repos et rééducation, retrouvera-t-elle son nid de Joinville-le-Pont ? ira-t-elle en maison de retraite avec sa cœur Alice? Où que vous soyez, ma tendresse vous suit, à très vite Inès, je vous aime.

vendredi 29 août 2008

LE CREPUSCULE DES REVES


Des gens qui me veulent du bien, du moins je l’espère, me disent que je ne sais pas décompresser. Ils ont raison. Mais je me soigne. Aujourd’hui, sur les Ramblas dinardais, lire la plage de l’Ecluse, j’ai fait la connaissance (lointaine et uniquement visuelle) de Matchoum, c’est le faux-marin à vrai pompon de la photo. Zelig des lieux, il s’habille en amiral lord des grandes régates, en treillis lors des lâchers de parachutistes sur la plage, en obstétricien à stéthoscope (ça, c’est son absurde touch !) et, je l’espère du moins, en Martien parfois. Personnellement, je le trouve parfait, il jouerait tous ces rôles à la perfection et, de surcroît, il est aimable avec sa tante, habillée aujourd’hui en Ecossaise ( le clan Mac’tcoum ?). Si j’étais à la barre de l’Office du tourisme local, je subventionnerais ces excentriques, ils sont les dépositaires du charme du lieu. Après ce happening discret que, personnellement, je trouve de bien meilleure qualité que beaucoup d’autres de la même eau qui se déroulent dans les meilleures galeries de Paris ou New York, on me signale un rayon de soleil. Je squatte aussitôt le seul banc avec vue sur la plage mais caché par un parterre de fleurs. La dame à côté de moi est trop sympa, je ne résiste pas, je lui adresse la parole. Elle lit le Monde des Livres : sur les deux pages centrales : deux photos de deux dames du métier, je ne dis pas lequel : Christine Angot et Catherine M. Que sont nos lettres devenues ? J’espère très vite des livres de Rocco Siffredi et de Bernard Tapie pour que les mecs en prennent plein la pudeur aussi dans un journal qui se « vend » ainsi. Je retourne donc à ma conteuse qui me semble une meilleure fréquentation que les p… prétentieuses. Elle s’appelle Francine, elle est conteuse bénévole dans les écoles de Paris, conteuse… ce beau métier que j’avais exercé pendant quelques mois à la Bastille et à Montparnasse… Elle me raconte son conte et il est beau et si triste… Les falaises de Dinard sont interdites aux promeneurs vers Saint Enogat et vers la Vicomté. Elles s’effondrent, prenons garde à la fragilité des monolithes. Sauf pour vous écrire ce petit mot, aujourd’hui, j’ai décompressé, pas vrai ?

mardi 10 juin 2008

Théâtreuse (pseudo’ que m’avait trouvé Danielle Dumas pour les critiques que je publiais dans l’Avant Scène Théâtre)


Après le parcours de la combattante (hot line en attende d’un Godot-technicien pendant des heures, on n’est pas plus perdu au milieu de l’océan), essais fébriles et désordonnés de remettre en ordre free box, applications et serveurs d’envoi et de réception, je suis à nouveau… branchée. La rencontre de travail avec Corinne Bernard de la Fondation Beaumarchais, magnifique institution qui encourage depuis de longues années les auteurs, (un jour je vous dirai comment j’ai connu la Fondation, mis j’attends que la prescription soit acquise) me sembla douce comme le Léman un jour d’été et tonique comme une rosée du matin. Je suis partie plus confiante dans le sort de mes deux derniers-nés « Madame Shakespeare » et « Deux et demi€ ». Mais d’après la lenteur avec laquelle se montent les projets théâtraux, cela ne m’étonnerait pas que les deux pièces précitées soient montées à titre posthume. Corinne Nell me téléphonant pour m’informer que la première parisienne de ma pièce « La Patiente » est prévue pour le 9 juillet au Théâtre Darius Milhaud et que je serai invitée à suivre la troupe en tournée à San Francisco, peut être à Los Angeles en septembre, le moral reste au beau fixe. Comme le sourire de Corinne.