lundi 29 décembre 2008

Scènes d’atelier


Dernier cours de l’année à l’atelier des Nénuphars de Montreuil. Pour la Saint David la consigne était « tout le monde arrive chapeauté », tout le monde termine le travail en cours. Entre deux projections sur le travail de Combas, sous la surveillance de la maîtresse, notre Thérèse bien aimée, nous y sommes arrivées. Votre servante mit enfin le pinceau final à son « Eva ultima Pandora » qu’elle transporta à la maison grâce aux chevaux à vapeur de sa chère collègue.

dimanche 28 décembre 2008

VAN DYCK


Van Dyck est mort à 42 ans ! « Incroyable, non ? »
Vu sa production (qauantité et qualité) je le prenais pour une vieille barbe blanchie sous la… palette. Né à Anvers, l’Angleterre lui fut triomphale, la France mortelle.
Faites un tour au Musée Jacquemart-André. Il n’y a plus que quelques jours!
Le plus beau ? Son autoportrait dans la vingtaine. Quand on a du talent, on a toujours vingt ans.

vendredi 26 décembre 2008

Qu’as-tu fait de ton talent ?


Il y a environ trente ans, à Lausanne, devant la télé, morte de fatigue, j’ai eu une révélation : une fée parlait de velours et d’or liquide. Entendez : brillant et brûlant. Ce n’était pas une comédienne, c’était Ondine. Celle de Giraudoux et d’Andersen associés. Je me suis jetée dès le lendemain sur les programmes de télévision, j’ai appris le nom de l’étoile qui venait de naître : Isabelle Adjani. Sur la scène de la Comédie Française. Le temps a passé, le monde entier a reconnu et fêté cette grande comédienne, il y a eu Barocco, Adèle H., Mademoiselle Julie, sa lecture impromptue et bienvenue des Versets Sataniques… Puis de moins en moins de rôles, de plus en plus de photos dans les magazines. Je m’ennuie d’elle, je traque sa trace partout, souvent en vain. Ce mois-ci, je l’ai retrouvée deux fois, merci papa Noël.
Passant par hasard dans la rue, je suis tombée sur cette galerie qui exposent des photos : Isabelle Adjani dans des poses de « Maître et Marguerite ». Avant, elle jouait des grands auteurs, maintenant elle « prend la pose » comme si elle les interprétait…
La seconde fois, je l’ai vue photographiée en accessoire d’un sac à main rouge.
Il y a trente ans, son génie nous tirait par la manche : on était fasciné par cet être unique dont la beauté n’était qu’un corollaire du talent. Trente ans après, elle n’a pas vieilli, l’image est parfaite. C’est peut-être pour cela qu’elle ne joue plus, qu’elle ne bouge plus. Arrêt sur image… La Bible et Oscar Wilde ont déjà traité le cas. Qu’as tu fait de ton talent ? Et où est passée l’âme de Dorian Grey ? A moins que notre époque ne nous pousse inexorablement à présenter plutôt une image lisse qu'un talent flamboyant?

No-ël chrétien, No-ël païen ? No ! Elle.


Souvent, on m’a dit :
« Tu ne peux rien faire comme tout le monde ! ».
Je ne vois pas pourquoi.
Let me introduce to you : mon olivier de Noël.
Et la flamme de mes vœux affectueux.

vendredi 19 décembre 2008

Ce n'est qu'un au revoir...


Hier, fête de départ de Paul Tabet, directeur pendant vingt ans de la bien nommée fondation Beaumarchais, providence des jeunes auteurs. Ecrivain, mécène, homme de goût et d'humour, il a permis à bien de créateurs de poursuivre leur route, de ne pas perdre courage, d'accoucher de leur meilleures oeuvres. J'en fus. Merci Paul. La tristesse de ce départ n'est adoucie que par la nomination de Corinne Bernard. Une des plus émouvantes fêtes que j'ai connues. En image : la chorale de la SACD donnant la sérénade rue Ballu à notre vénéré patron sortant.

mercredi 17 décembre 2008

jeudi 11 décembre 2008

MESSIAEN

Ce 10 décembre, jour anniversaire de la naissance de Messiaen, il y a exactement 100 ans en Avignon, Roger Muraro donnait un concert au Théâtre des Champs-Elysées. Très belle histoire de vocation : Muraro s’étant destiné au saxophone au départ, il jouait une Polonaise de Chopin pendant la récréation sur un piano du conservatoire lorsqu’un professeur, l’entendant, se rendit compte qu’il était un prodige du clavier et le dirigea aussitôt vers la classe de Suzy Bossard. Ce conte de fées est suivi par un autre : le destin le met en présence d’Olivier Messiaen qui reconnaîtra dans le jeune homme son interprète parfait. En effet, tout ce qui peut paraître « prétention », ésotérisme, spiritualisme exagéré à ceux qui ne goûtent pas Messiaen est rendu par l’interprétation de Muraro évident, simple, sacré. Le jeu de Muraro a la clarté, la précision et le sublime du pinceau de Fra Angelico ou de Giotto.
Curieux, ouvert, le pianiste ne veut cependant pas s’enfermer dans une seule œuvre et, même dans le concert du 10 décembre, il a inclus des œuvres de compositeurs auquel Messiaen se référait : Mozart, Liszt, Chopin, Debussy. Muraro est un grand artiste dont la virtuosité technique s’accompagne d’une profonde spiritualité et d’une inspiration généreuse et universelle.