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vendredi 11 avril 2008

Affaire à saisir!




Un ami très cher, fiable et honnête (après un quart de siècle de frequentation, je sais de quoi je parle) me fait part d’une affaire unique en ces termes :

« Si tu connais quelqu'un qui a ou deux millions à placer, signale-le moi. Il s’agit de sauver l'un des plus anciens cinémas d'Europe. L’Apollo se trouve à Tbilissi et il est dans un état déplorable. Il aura
cent ans l'année prochaine, ayant été construit en 1909”.



Point sur l'affaire au 14 avril : ayant reçu le charmant message qui suit:
"Je le veux! Combien? A qui m'adresser. Vous aurez dix pour cent si vous enlevez le message du blog.
signé un ami milliardaire anoyme",
j'ai le plaisir de vous annoncer que je renonce au pourcentage mais que je vous donne le contact pour décrocher l'affaire. J'accepterai juste un abonnement gratuit à vie au Cinéma Apollon de Tbilissi et une plaque commémorative en bronze bien en vue sur la façade. Donc le contact : ch.zeender@caucasus.net
Bonne chance!




Amis milliardaires, je n’ai pas donné vos noms en raison de votre grand nombre. Et par discretion. Pour garder l’anonymat et l’égalité des chances, je me sers du blog. Voici la photo du centenaire qui me semble bien sympa. Prêt? Partez!

mercredi 2 avril 2008

L'occasion de tout repenser...

Jean Nouvel a reçu-enfin!-le prix Prizker, le Nobel des architectes. Jean Nouvel a du génie et, contrairement à la vulgate, c’est un type chaleureux, simple, plein d’humour. On a pu le constater de visu et in vivo lorsqu’il était juré du Festival du Film d’architecture de Lausanne créé par mon père, l’architecte Georgel Visdei. Jean Nouvel dit, dans un portrait paru dans le Monde du 1er avril (cette année, je n’ai fait de poisson à personne, je vieillis) : “Chaque situation doit être l’occasion de tout repenser.”
Juste. Passons à l’acte! Il fait gris et froid, repensons le printemps. Malgré tous mes efforts, et à part le Courrier FIFA, que personne ne doit lire, les journaux (pourtant excellents) auprès desquels j’ai fait jouer mes relations pour vanter urbi et orbi le cycle “Classiques en images-Beethoven et ses métamorphoses” à l’auditorium du Louvre, ne trouvent pas de place pour informer leurs lecteurs de cet événement exceptionnel. Alors je vous informe.
Les deux derniers jours : le jeudi 3 avril à 20 heures” Fidélio”, le vendredi 4 avril programme “Idylle et humour”. A 18 heures, la conférence “Beetoven et l’humour “ apprendra à ceux qui l’ignoreraient encore que le Titan avait un sacré sens de l’humour. Don’t preuve.

mardi 19 février 2008

Le Paris de Klapisch, mais aussi de Thompson


18 février, hier soir, au Cinéma des Cinéastes, avant-première de Paris de Cédric Klapisch. Cela tombait bien, les affiches fleurissaient sur les murs du métro depuis un moment avec une distribution de rêve : Dupontel, Cluzet, Viard. Sans parler du haut de ladite affiche, tenu par Binoche, Lucchini et Duris.
J’ai aimé le travail de Klapisch dans Chacun cherche son chat et dans Les Poupées Russes. Avant de laisser la place au film, en pleine angoisse prè mercoledique, sanglé dans son caban faux marin, vrai réal’, l’auteur nous a confié âtre à son neuvième film. Déjà?
Contrairement à Beethoven, le chiffre neuf ne lui réussit pas. On ne voit rien de la réécriture au montage, qui avait l’air géniale lorsqu’il nous en parlait. En deux heures dix, Klapisch n’arrive pas à faire son film. Malgré la pléthore d’auto citations, malgré la brochette (barbecue? ils seront bouffés tous crus!) de vedettes, chacun cherche son film sans le trouver. Le réalisateur tire trop de fils, se disperse et peine à ramener la pelote sans s’y emmêler les pâtes à la fin.
Les comédiens sont bons, filmés avec un certain art, mais ils n’ont à jouer que des saynètes, la mayonnaise ne prend pas.
Il y a pire : une terrible complaisance, Klapisch se regardant filmer, entre autre pendant les interminables scenes de danse. De bons ingrédients mis ensemble ne peuvent donner qu’un bon plat? Préjugé de celui qui n’a jamais essayé de marier une tomate à une banane, un oignon avec une olive ou du vinaigre et du miel.
Klapisch dit aimer Paris et les histoires des gens. Qui trop embrasse mal étreint. Le réalisateur n’arrive pas, malgré une très belle image, quelques beaux plans de la capitale, un enterrement, un accident mortel de moto et un malade en attente de transplantation cardiaque, à nous émouvoir. Il veut toucher? il fait pitié. Parce qu’il en fait trop. Dans tous les sens. Sans parler de l’erreur d’avoir voulu écrire seul! Quelle deception!
D’autant plus que le pari n’est pas impossible :
Avec Fauteuils d’orchestre, Danielle Thompson avait réussi ce même exercice difficile : une splendide évocation de Paris en film choral avec plateau de vedettes. S’étant concentrée sur l’Avenue Montaigne, avec l’aide d’un co-scénariste, bien qu’étant elle-même scénariste confirmée, Thompson a su nous transmettre son amour de la ville. Elle nous a emus et fait rire. Klapisch nous ennuie. Il nous a demandé hier avec un sourire enjôleur, de lui dire ce qu’on pense de son film. C’est fait.

Pour nous consoler, c’est toujours dur une oeuvre d’art ratée, voici le premier perce-neige de notre jardin de Montreuil.