mercredi 14 octobre 2015

Gare de Lucerne

Le monde est ta maison... il est temps de le (la?) rénover... C'est tout à fait d'actualité. Et je suis morte de rire car la personne interpellée sur le quai de la gare pour prendre la photo  vient de me dire "Achtung!".
Et un peu plus tard, à travers les fenêtres du train, la palette d'automne de la Suisse Centrale, entre Lucerne et Montreux.

dimanche 11 octobre 2015

Ce n'est qu'un au revoir...

La moisson d'images, de sensations, de souvenirs et de découvertes a été telle entre Berne et Lucerne (l'image est celle du célèbre pont couvert) que j'ai décidé de reporter de quelques jours mon voyage dans les Grisons : je dois déjà laisser travailler en moi toutes ces sensations, ces idées. Je rentre à Paris mettre mes notes en ordre, consulter la dizaine d'ouvrages que j'ai glanée sur mon sujet, m'enfermer dans ma chambre pour que la beauté du ciel, la douceur du chocolat, d'autres rencontres possibles n'éteignent la flamme en voulant la nourrir. Demain, une dizaine d'heures en train : du panoramique Goldenpass avec ses baies immenses ouvertes sur la palette de l'automne, puis la France, avec des moments de travail sur les nouveaux documents. Quelle est la pose? Le travail ou le voyage?... Si un jour, vous avez un jour à passer quelque part pour prendre soin à la fois âme, de votre regard et de vos poumons, "luxe, calme et volupté" c'est au Lucerne Palace qu'il faut jeter l'ancre de votre périple...

samedi 10 octobre 2015

Anniversaire... et rendez-vous...

Il y a exactement 30 ans aujourd'hui, disparaissait Orson Welles,
ne pouvant pas le ressusciter, je vous propose de venir le fêter lors de la présentation de la biographie que je lui ai consacrée aux Editions Fallois ce jeudi 15 octobre, à partir de 19 heures à la Librairie Le Cabanon (fine allusion au Corbusier), dédiée à l'architecture et au design, située au 122 rue de Charenton. On vous attend de bonne humeur. Si vous ne l'êtes pas, on s'en charge... A jeudi donc
Anca et.. Orson bien sûr...

Empathie par delà le temps...

Avec Marco Giacometti à Lucerne. Je tiens dans mes mains le merveilleux livre qu'il a dédié à cette dynastie de peintres, qui est sa famille, avec émotion et reconnaissance.

vendredi 9 octobre 2015

Notes de voyage

La simultanéité est l'un des vieux rêves de l'humanité. Donc elle fait partie des miens.
Malgré une énergie dispensée largement, généreusement et en beaucoup de directions, je ne suis pas douée d'ubiquité. mais, avec l'aide de la technologie, parfois... il me semble que je m'approche de... l'inaccessible étoile.
Ce matin, sous un soleil triomphant d'octobre qui dorait et cuivrait toute la végétation de Berne, je suis allée dans la chambre du trésor, plutôt le palais du trésor. Chez Eberhard Kornfeld, le formidable expert, galerie et connaisseur de l'art, ami et collaborateur de Giacometti, Picasso, Klee et tant d'autres, entre un portrait de muse de Valotton et à côté d'un autoportrait de Cuno Amiet, derrière des sculptures de Daumier, d'une femme en pied et en bronze et d'un buste de Diego de Giacometti, ce formidable Monsieur, dépositaire de presqu'un siècle d'aventures plastiques et de souvenirs personnels, m'a émerveillée avec ses propos sur Alberto Giacometti. Comme Claude Delay, auteur d'un très beau livre sur les frères Giacometti me le disait : Kornfeld sait tout, a tout connu, tout vécu. Il a de surcroît la courtoisie de me livrer ses souvenirs, d'une grande finesse et qualité, sur ce formidable Grand Grison qu'est Giacometti. Il est le GGG de ma prochaine biographie, de même que l'Ourson était le nom de code du livre sur Orson Welles que j'ai publié en juin de cette année chez Bernard de Fallois.
Arrivant à l'hôtel pour mettre à jour mes notes et me poser après la formidable moisson d'informations, de sensations (Kornfeld a aussi photographié Giacometti, sa mère... et ces photos portent un tel vécu, tant de matière, rendent des réponses claires à des questions compliquées que l'on se pose sur le génial sculpteur) je trouve le lien du film "Anca Visdei lit "Orson Welles"  , n°104 de la série cinématographique "Lire", commencée en 1986 et réalisé par Gérard Courant le 7 octobre 2015 à Paris (France).  Le lien est : https://www.youtube.com/watch?v=FshFwY1NgXQ. J'adore les Cinématon, les Lire, les Couples, tous ces bijoux du travail patient et attentif de Gérard Courant. Cela me donne un sentiment de victoire, à l'idée que j'ai connu tant de gens disparus grâce à la mémoire filmée qu'il leur a consacrée. Plus tard, quand je serai partie plus haut? plus bas, nulle part? on pourra me revoir, m'entendre... Mais c'est merveilleux! Je vous joins une vidéogramme de ce Lire :
Je pars travailler au musée des Beaux-Arts de Berne et je lis à Paris mon livre. https://www.youtube.com/watch?v=FshFwY1NgXQ 
du temps de mes études en droit, on étudiait cet adage latin "Ne bis in idem" , ce qui signifiait dans les grandes lignes que l'on ne pouvait trancher deux affaires dans la même cause. Pour une fois j'ai l'illusion d'un bis in idem, d'où le rêve (certes biaisé) de l'ubiquité. A part cela, hier, la photo représentait un coin d'Interlaken, là ou le lac de Thun et celui de Brienz se rejoignent. Photo : le dr Eberhard Kornfeld dans son bureau. Un homme passionné et passionnant.

jeudi 8 octobre 2015

Où suis-je?

A peine livrée la nouvelle pour le recueil à paraître du club des Ronchons ( dont je suis la seule femme admise, je souligne) que j'adore, la présentation de la biographie de Welles faite devant un très attentif public, boulevard Haussman, j'ai pris le train aux aurores ce matin. Pour un repérage professionnel, je n'y suis pas encore mais où suis-je?
Un endroit qui m'était un objet de désir depuis longtemps mais c'est pour la première fois que j'y vais... Alors? Allez, je vous aide : c'est en Suisse, mais où exactement?

jeudi 1 octobre 2015

Un photographe de talent pour un très beau salon

Mais où ai-je ta tête, moi qui ne jure que par le droit d'auteur? Un bien aimé lecteur du blog me fait remarquer l'oubli du nom de photographe. Cette image, comme la précédente, comme beaucoup d'autres de ce blog, est due au talent et à la sensibilité de Philippe Schroeder, qui, au fil des salons, a accumulé de quoi continuer un merveilleux livre, peuplé d'images d'écrivains et de leur public, prises avec délicatesse, raffinement et savoir-faire. A l'image : votre servante, Michel Vergé-Fieschi et   Suzanne Varga, le trio infernal et néanmoins travailleur du salon de la biographie de Chaville, dirigé par Angela Assouline.