vendredi 14 mars 2014
Retouches
Je lis aujourd'hui dans une lettre de J. Ralite (que j'aime bien) au Président de la République sur la situation catastrophique du "secteur culturel" :" Un écrivain a pu dire : « Attention à l’inaccompli, attention aux retards d’avenir ».
Je ne sais pas de quel écrivain il s'agit, mais déjà la proposition n'est pas du Shakespeare… Quant au sens, peut-être c'est une des raisons des difficultés de la culture assistée : les écrivains disent au lieu c'écrire, les comédiens écrivent, les metteurs en scène adaptent ou/et s'expriment sur la politiques, les comédiennes "font" mannequins, et François Hollande (nous)gouverne. Ca leur économisera une commission et un rapport. Dans le même ordre d'idées, vu aujourd'hui dans la vitrine d'un photographe, cette proposition de prestation : effacer les personnes indésirables sur une photo, évidemment sur une photo de mariage, cela fait bizarre mais pourquoi les dictatures auraient seules le privilège d'effacer des Berria, des Trotsky… En amorce, les gants rouges de votre paparazza préférée qui vole des images pour vous.
jeudi 13 mars 2014
En route
Bref bivouac à la maison : une nuit pour éviter la dépression à Chloé et retirer les plantes des balcons pour cause de ravalement. Et comme rien ne doit échapper à ma furia creativa et que j'ai été terriblement déçue par la dernière adaptation de La Belle et la Bête (bien fait, il n'y avait rien à en attendre de ce produit à demi-vedettes dont les décors et les costumes seuls présentent un peu d'intérêt et encore…) je me suis aménagé un coin conte de fée, lierre dormant où j'espère que les oiseaux s'installeront. Ou au moins les papillons. Ne pas oublier deux geishas pour rêver de Cipango. Jusqu'à l'aube quand part mon train.
mercredi 12 mars 2014
Bref résumé des chapitres précédents
Impardonnable de ne pas avoir donné des nouvelles depuis si longtemps. Excuses. Plates et sincères. Après la tournée des éléphants (non, pas ceux du PS, ils ne servent même pas à ce que l'on monte dessus contrairement au petit Maxi du village des éléphants), un bel anniversaire à Naples pour fêter des amis et anciens collègues de lycée. Parmi les beaux moments, une représentation de Eugène Oneguine au Théâtre San Carlo de Naples. Avec un excellent chef d'orchestre John Axelrood et une mise en scène poussiéreuse et rébarbative style opéra réaliste socialiste des années soviétiques. Et pendant ce temps là Poutine écrase -ou essaie de-l'Ukraine, à l'Est rien de nouveau, comme d'habitude.
Comme vous pouvez le constater, la main du photographe tremble d'émotion, mais l'ambiance y est. Dans la journée, on attrape cet instantanée : par un des fenestroni du Teatro San Carlo, à l'abri d'une méduse gorgonne, un téléphoniste mobile essaie de communiquer.
Salerne, Rapallo, côté amalfitaine cour un magnifique soleil, sous un vent tenace aussi, à la morte saison, une merveille. A peine revenue l'organisation du Salon du livre (cela commence déjà le 20 mars), l'excellente exposition Gotlib au MAHJ, les soucis quotidiens (il en faut des lessives, des tours chez le cordonnier et au pressing pour repartir dans le monde avec de bonnes semelles et des pull-overs chauds!), payer des factures, signer des contrats (Madame Shakespeare sera créée cette année à Dresde, oufff, évidemment créée et traduite en allemand déjà alors que sa création dans la langue d'écriture -le français- attend toujours, mais il faut s'occuper dans notre beau pays de problèmes bien plus vitaux -le sort des intermittents- que ceux des la création contemporaine, et comme les auteurs ne sont pas intermittents, les voici absents!). Dernière main à des textes promis pour être dans les temps, lecture du très beau et joyeux livre de mémoires de Dino Risi, Mes monstres, un tour au cinéma pour Dans l'ombre de Mary histoire de peaufiner son image d'auteur emmerde…eresse, nourrir et consoler la chatte Chloé, non je t'aime toujours, sceller le pacte avec du pâté de canard qu'elle adore -ce quadrupède est vénal, décidément, agitations diverses du monde intime et social, un magnifique rayon de soleil sur Paris ce lundi, mais tout cela n'excuse pas un long silence. Pardon encore. Et plein de baisers affectueux.
Comme vous pouvez le constater, la main du photographe tremble d'émotion, mais l'ambiance y est. Dans la journée, on attrape cet instantanée : par un des fenestroni du Teatro San Carlo, à l'abri d'une méduse gorgonne, un téléphoniste mobile essaie de communiquer.
Salerne, Rapallo, côté amalfitaine cour un magnifique soleil, sous un vent tenace aussi, à la morte saison, une merveille. A peine revenue l'organisation du Salon du livre (cela commence déjà le 20 mars), l'excellente exposition Gotlib au MAHJ, les soucis quotidiens (il en faut des lessives, des tours chez le cordonnier et au pressing pour repartir dans le monde avec de bonnes semelles et des pull-overs chauds!), payer des factures, signer des contrats (Madame Shakespeare sera créée cette année à Dresde, oufff, évidemment créée et traduite en allemand déjà alors que sa création dans la langue d'écriture -le français- attend toujours, mais il faut s'occuper dans notre beau pays de problèmes bien plus vitaux -le sort des intermittents- que ceux des la création contemporaine, et comme les auteurs ne sont pas intermittents, les voici absents!). Dernière main à des textes promis pour être dans les temps, lecture du très beau et joyeux livre de mémoires de Dino Risi, Mes monstres, un tour au cinéma pour Dans l'ombre de Mary histoire de peaufiner son image d'auteur emmerde…eresse, nourrir et consoler la chatte Chloé, non je t'aime toujours, sceller le pacte avec du pâté de canard qu'elle adore -ce quadrupède est vénal, décidément, agitations diverses du monde intime et social, un magnifique rayon de soleil sur Paris ce lundi, mais tout cela n'excuse pas un long silence. Pardon encore. Et plein de baisers affectueux.
mardi 11 mars 2014
mercredi 5 mars 2014
Bonjour talent
Mihaela Delamare a un métier merveilleux : elle enseigne le français. Mais elle a aussi un don époustouflant : un incroyable don pour la photo'. Elle vient de m'envoyer quelques unes des images prises lors d'une séance photo passée à Paris dans la bonne humeur et l'amitié. Je suis en absolue admiration : noir-blanc, couleur, sa sensibilité, son empathie avec le sujet est incroyable. Merci et bravo l'artiste !

dimanche 2 mars 2014
Une belle critique
VÉRONIQUE GUIONIN publie
le 01 mar . 2014 cette critique de ma pièce La Patiente sur http://www.culture-tops.fr. Merci Véronique.
POINTS FORTS
1 Anca Visdei signe une comédie sentimentale enlevée et brillante qui est aussi une pièce toute en finesse et bien construite sur la psychologie féminine et l'approche de la psychanalyse. Elle met en scène deux personnages aux antipodes, le psy contrôlé et introverti et, face à lui, une jeune femme de 32 ans, explosive et rebelle qui n'en peut plus de sa vie et va lui dévoiler ses fragilités, ses manques et ses attentes.
Les dialogues s'enchaînent à un rythme endiablé, les répliques fusent et le suspense s'installe malgré une fin prévisible. C'est vraiment drôle, léger, profond aussi.
2 Voici deux comédiens doués qui jouent parfaitement chacun leur partition:
- incarnant le personnage du psychiatre, Michaël Cohen nous réjouit de ses frustrations.Il endosse parfaitement son rôle de thérapeute amoureux de sa patiente mais coincé entre ce que lui dicte son cœur, sa conscience professionnelle et son tempérament bouillant mais réservé. Une vraie présence.
- dans celui de la patiente, Barbara Lambert pétille, s'embrase et explose ! Incontrôlée et passablement incontrôlable, ses moindres mouvements sont des assauts et ses mimiques la rendent irrésistible. Un jeu dont on ne se lasse pas tant elle brasse de fraîcheur et de charme. Pas étonnant qu'elle ait ensorcelé son terne et maîtrisé psy en lui offrant le tourbillon de ses rébellions et de ses rêves.
3 la mise en scène est bien rythmée.
La cadence des entrées et des sorties des consultations de Catherine, en mode explosif ou séducteur, ainsi que ses innombrables tenues sont un régal pour les yeux.
La mise en condition de Jacques avant d'ouvrir la porte à ses patients (version Kung-Fu) est une trouvaille qui nous renseigne mieux que des mots sur son état psychologique....
POINTS FAIBLES
Je n'en vois pas.
EN DEUX MOTS ...
Sur un texte endiablé, les comédiens nous charment et en face d'eux le temps passe bien vite. On se dit en sortant du confidentiel théâtre de l'Akteon que la vie semble légère. C'est que nous venons de passer plus d'une heure délicieuse entre réflexions sur la vie et rire.
Foncez les retrouver un samedi ou un dimanche et vous amuser. Vous ne le regretterez vraiment pas.
RECOMMANDATION
Excellent
samedi 1 mars 2014
Retour
Le dernier sourire au Mékong, avant seize heures de voyage. L'adieu aux bracelets Marie Rose anti moustiques. Je quitte un pays beau mais corrompu : des Occidentaux qui lisaient à haute voix une phrase de leur guide de voyage ont été appréhendés par la vaillante police laotienne et transportés au commissariat pour concurrence déloyale aux guides locaux ou exercice illégal de cette profession. Ils s'en sont sortis en payant 2000 dollars (après négociation) et ont dû quitter le pays dans les 24 heures. Je quitte donc cette souriante démocratie où le salaire moyen est de 50 dollars par mois pour notre belle Europe où le fou furieux au regard de glace sort ses tanks pour impressionner les Ukrainiens. Somme toute, je ferais mieux de lire Pourquoi la Grèce de Jacqueline de Romilly sur une époque un peu moins sauvage de l'humanité.
Inscription à :
Articles (Atom)