mardi 9 décembre 2008

Lecteurs, ne mourrez plus !


Musardant avec l’amie Chloé sur le net à la recherche de mes livres épuisés, sur quoi je tombe ?
Mon premier livre, ah émotion…

« Permettez , Je Suis Une Exception !
Auteur VISDEI Anca
Description du livre: Editions Du Sauvage, 1980. Broché. État : Très bon. In12. 155 pages … »
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J’apprends donc que le livre se trouve dans une librairie de Metz qui a un joli nom, je prends connaissance en m’empourprant d’aise que l’évaluation du vendeur m’accorde le maximum d’étoiles dont il dispose.
Je regarde le prix : mais, mais… c’est au moins le double de ce qu’il valait.
En lisant plus loin, je trouve l’explication :

« signature de l'auteur - trés bon etat. Signé par l'auteur. N° de réf. du libraire 11En. »

Je suis embêtée, d’un côté je suis assez vaniteuse pour me « pavaner » devant vous parce que ma dédicace augmente le prix d’un livre… d’un autre côté je me demande quel est le salau-piau qui a vendu un livre que je lui ai dédicacé de tout cœur. A moins que le destinataire de la dédicace soit mort et que d’horribles héritiers aient dispersé sa bibliothèque… Je déteste que mes lecteurs meurent avant moi, je comptais sur eux pour faire me défendre devant la postérité.

dimanche 7 décembre 2008

PUR BONHEUR


S’il n’y avait qu’un spectacle à voir cette année, ce serait celui-là. L’une des meilleurs comédies du monde (la seconde de Erdman cet »»auteur qu’on a empêché de grandir ») mise en scène avec un talent fou (Volodia Serre) par une troupe homogène, pleine d’énergie, suivant un rythme endiablé, au Théâtre 13. Du Gogol moderne, foncez : c’est couillu, drôle, émouvant, fort, précis, c’est politique et c’est infiniment humain. Bravo les artistes ! Le théâtre devrait être cela : un spectacle qui vous fait hurler de rire, vous console de vivre et vous transforme. « Pas de théâtre sans scandale. » signé Meyerhold qui a tenté vainement (la censure a sévi) de monter la pièce en URSS.

Talent


Emmanuel Sapet, lors d’une mission photographique à Aubervilliers, rencontre des familles roumaines ayant aménagé dans une ancienne usine de peinture abandonnée. Il en tire d’émouvantes photos pleines de dignité et truffées de signes. Au bout d’un an de travail, il offre les portraits à ses modèles qui les envoient en Roumanie pour donner de leurs nouvelles. Constant, tenace, Manu Sapet se rend en Roumanie plus tard, apprend la langue, distribue d’autres portraits et surtout photographie les familles restées au pays pour en donner des nouvelles aux émigrés d’Aubervilliers. Un messager moderne plein de sensibilité et d’humanité, avec un brin d’humour, une intarissable curiosité, de la pudeur et de l’empathie, un discours photographique de qualité, un pont d’images entre deux mondes. L’exposition vient de s’achever, mais retenez bien le nom du photographe : ce jeune homme désile nos yeux, donc il a de l’avenir.

Boycottez le Tapi® !


Lu dans la presse de ce vendredi 5 décembre : « Oscar est une pièce qui date. (…) Selon moi, la pièce n’était pas jouable comme ça. Je l’ai donc réécrite entièrement pour lui donner la couleur du moment. » précise-t-il. Ajoutez à cela qu’il dirige lui même les acteurs ». Lui qui ? Peter Brook ? Un autre grand metteur en scène ? Un adaptateur de génie ? Niet, c’est Nanard. Après avoir empoché des millions qu’un juge frappé lui a accordés en réparation d’un préjudice imaginaire, voici notre King Kong bling bling qui « corrige » la pièce de Claude Magnier qui fut merveilleusement interprétée par Louis de Funès, Claude Rich, Claude Gensac dans le film homonyme réalisé par Edouard Molinaro. Tapie côtoie sur les planches sa fille Sophie qui est « son père avec une frange », dixit Chantal Ladesou qui joue dans cette galère et trouve que Bernard Paillasson est « extrêmement drôle ». Depuis quelques années on a bien l’habitude de voir des « coups » où père et fille jouent ensemble (au secours Delon bientôt avec fifille !) quand ce n’est pas père et fils, époux et épouse, etc. Parfois on fait payer au public le prix d’un vrai spectacle pour entendre deux vieilles gloires amnésiques et presque grabataires lire un texte en scène. Il y a quelque chose de pourri dans le Danemark du théâtre français, c’est normal, mais payer pour voir le Tapi singer de Funès et réécrire Magnier serait du masochisme. Evitez le Théâtre de Paris jusqu’au 3 janvier. Cela pue. Le fric, on avait l’habitude. Mais le népotisme en plus, la prétention, c’est un peu trop , même pour un monde en voie de sous-développement culturel comme le nôtre.
Je new suis pas arrivée à vous dégoûter ? Je cite encore « J’y ai mis ma patte pour animer les acteurs. » Bas les pattes ! Sutor, new ultra crepidam ! (Cordonnier, pas plus haut que la sandale !)

jeudi 4 décembre 2008

Esprit libre




Paella : c’est le pseudo choisi par Michel Palacio, anagramme qui tombe… à point, l’artiste étant d’origine espagnole.
« Cent papiers » c’est le titre de son exposition d’affiches, dessins, estampes et peintures au Cabient d’amateur, 12 rue de la Forge Royale Paris 11éme. Des textes inspirés émaillent des dessins de grande qualité, grinçants d’un humour anarchiste et libertaire qui fleure bon son homme libre. Un Don Quichotte qui, sans rien perdre de son courage, a le sens des réalités. Et un sacré talent. Jusqu’au 14 décembre.
Paella, esprit libre

mercredi 3 décembre 2008

Thé et sympathie



Avec Chloé à la Pâtisserie Viennoise rue de l’Ecole de Médecine, temple du strudel et du gâteau au pavot que je fréquentais dès mes premiers jours à Paris. Au mur, cette incroyable affiche, eh oui, d’autres temps… des temps où je n’aurais pas pu vous écrire sur mon blog mais où j’aurais peut-être volé avec la Franco-Roumaine de Navigation.

mardi 2 décembre 2008

Jeunesse sait… Brainstorming




Dans la série « Nos enfants chéris » Salon du Livre de jeunesse de Montreuil (ambiance foule et mère avec enfant au repos plus bas) et ce samedi 29 novembre projection à l'Elysée Biarritzde trois courts métrages dont l’hilarant, chtarbé, passionnant « Brainstorming » de David Freymond. Rapide, moderne, super équipe dont une brochette d’adorables comédiennes ; happée par l’histoire, j’ai oublié de photographier l’écran, mais suivez la trace du film dans les festivals. Voici une image de la fête qui suivit à Ekla Production. Un réalisateur est né, c’est le beau gosse qui essaie de fuir à la gauche de l’image.