Quelque part entre (ou à côté) des structures gigognes et des fractal(e)s (ah les puits fascinants et se reproduisant à l’infini ou presque de Benoît Mandelbrot !) il y a ces ressemblances inédites, ces bis repetita placent de la nature : des traces d’oiseaux sur la plage qui ont les mêmes nervures disposées de la même manière que la feuille d’un ginko biloba, cette fleur qui, oubliant la règle majoritaire de la symétrie en étoile, semble nous faire un signe de la main avec ses pétales. Ou un pied de nez. Ces discrets signes de la nature qui semblent dire : ce dessin, tu l’as déjà rencontré une fois, il t’est familier. Parfois, ce sont des visages qui nous en rappellent d’autres. Au point d’avoir envie de se frotter les yeux pour être certain que l’on ne rêve pas. D’autres fois, des situations (oh, là, j’ai déjà vécu ça, prudence , je sais comme cela finit). Plus rarement, ce sont des sentiments… j’ai déjà ressenti cela, je m’en souviens… mais, généralement, l’expérience a modéré l’emballement de l’affect. On ne se reconnaît pas dans les colères, elles se sont calmées, on est plus prudent dans les élans. Qui, de nous ou du monde extérieur, vieillira et jettera l’éponge en premier ? Quels seront les formes entre les fractal(e)s et les matriochkas que nous reconnaîtrons encore ?
lundi 8 septembre 2008
Permanences
Quelque part entre (ou à côté) des structures gigognes et des fractal(e)s (ah les puits fascinants et se reproduisant à l’infini ou presque de Benoît Mandelbrot !) il y a ces ressemblances inédites, ces bis repetita placent de la nature : des traces d’oiseaux sur la plage qui ont les mêmes nervures disposées de la même manière que la feuille d’un ginko biloba, cette fleur qui, oubliant la règle majoritaire de la symétrie en étoile, semble nous faire un signe de la main avec ses pétales. Ou un pied de nez. Ces discrets signes de la nature qui semblent dire : ce dessin, tu l’as déjà rencontré une fois, il t’est familier. Parfois, ce sont des visages qui nous en rappellent d’autres. Au point d’avoir envie de se frotter les yeux pour être certain que l’on ne rêve pas. D’autres fois, des situations (oh, là, j’ai déjà vécu ça, prudence , je sais comme cela finit). Plus rarement, ce sont des sentiments… j’ai déjà ressenti cela, je m’en souviens… mais, généralement, l’expérience a modéré l’emballement de l’affect. On ne se reconnaît pas dans les colères, elles se sont calmées, on est plus prudent dans les élans. Qui, de nous ou du monde extérieur, vieillira et jettera l’éponge en premier ? Quels seront les formes entre les fractal(e)s et les matriochkas que nous reconnaîtrons encore ?
samedi 6 septembre 2008
Eternel retour
Paris. Exposition Annie Leibovitz à la Maison Européenne de la Photographie. « Je n’ai pas deux vies. » dit –elle. Les photos de commande seront mélangées aux photos intimes ;J’y suis allé pour voir les dernières photos de sa compagne, Susan Sontag, dont le regard et les écrits sur la photo nous manquera à jamais. Et j’ai vu. Ces deux femmes, fortes, belles, dont l’une est devenue mère pour la première fois à 51 ans, ces deux femmes dont le regard de Sarajevo à l’Ouganda, de Nicole Kidman à Demi Moore enceinte, ont marqué le siècle ont mûri un miracle d’amour. En sortant de l’expo, je me suis trompé deux fois de sens dans le métro. J’allais retrouver un homme qui avait perdu une femme exceptionnelle il y a neuf mois. Et j’en porte le deuil comme je les aime. Car il y avait parenté. De qualité et de sentiment. Les dernières photos de Susan Sontag, agonisante, condamnée, sur son lit d’hôpital, par Annie étaient des photos pleine d’amour et de beauté. Car au fond, qu’est-ce une vie sinon une naissance, un amour et une agonie ? Et voici, en pendant à son Kyoto végétal et aquatique, l’hommage d’un mur de fleur de Montreuil pour l’éternel recommencement de l’amour.
jeudi 4 septembre 2008
D’hier et d’aujourd’hui… de Dinard et de Paris
Hier, arrachage, transplantation, douloureuse rupture… je quittais Dinard par les mers, l’instantané montre le fanion du passeur « L’Etoile de Saint-Malo ». I shall overcome, sniff, je devais être si malheureuse que le destin se sentit obligé de me consoler : rencontre avec l’exquise Régine Sentier, déjeuner avec mon confrère Pierre Chesnot et ma maman adorée Brigitte, passage à la librairie de Monsieur Duquesnoy qui avait vendu le dernier exemplaire de mon roman « Exil d’Alexandra » et, dans le train, Marie Musso, ange plein de vie et de bonheur. Aujourd’hui : vie parisienne. Trois tâches à la fois, bureau encombré, rappel désespéré d’un distributeur qui me doit des sous (ils n’avaient plus de chéquier !?), classement en attente dont les piles s’effondrent, un piano qui ne me reconnaît plus contrairement à la chatte qui me fait des mamours redoublés, courrier en pagaille, invitations au théâtre qui semblent apparaître par génération spontanée, paperasse à traiter sous peine de « coûter cher en cas d’oubli », envois de cartons pour la lecture de septembre à l’Ambassade suisse, réception des colis d’exemplaires d’auteurs. Je me suis un peu calmée quand je me suis surprise à boire une tasse de thé tout en me versant une autre avec la théière… Moins de vingt-quatre heures suffisent donc pour me faire passer de la civilisation à la barbarie, le rythme de Paris m’entraîne malgré moi, pour rien, pour centrifuger, pour s’agiter, pour brasser, quoi ? Vanitas vanitatis. Faut que j’apprenne à me défendre mieux, ce soir, je lève le pont-levis. Cependant, un beau moment, suspendu dans le temps une heure avec Catherine Salviat, belle comédienne, forte, accomplie. Et talentueuse ! Je voudrais que nos projets aboutissent et qu’elle puisse incarner l’un de mes personnages…
mercredi 3 septembre 2008
Fin de vacances
Ca y est ! ils sont rentrés. Sagement derrière la vitre, je les vois qui se sont assis sur leurs petites chaises. Ou qui, impétueusement, explorent la classe et ses mystères. Qui, plus sociaux, assaillent la maîtresse de questions. Qui serrent un baigneur dans les bras ou se consolent auprès de leur doudou. Je peux tranquillement m’en détourner et rentrer à Paris travailler. Mais comme eux, je n’ai pas envieeee !
mardi 2 septembre 2008
Rentrée
C’est très tôt, il fait gris, il pleut. Une grand-mère souriante, malgré le crachin, me dit :
-C’est vraiment un temps de rentrée des classes !
Je passe devant une maternelle avec les retardataires qui courent, les inconsolables que l’on a changé de classe et qui ne côtoieront plus le « petit fiancé », les timides qui se cachent derrière la mère, les actifs qui se lancent dans les jeux, les indécis qui s’arrêtent à l’entrée du préau… Il y a une vie après les enfants. Mais un tsunami de souvenirs fond sur moi. Quand même.
Compensations
Bien sûr, il ne me reste qu'un jour au bord de la mer, et il pleut des cordes sur Dinard,
bien sûr des romans de la rentrée (pourtant il y en a plus de quatre cents!) les media nous matraquent avec les plus vils,
bien sûr demain c'est la rentrée des classes,
"Bien sûr il y a les guerres d'Irlande et les peuplades sans musique,
mais voir..." le sourire d'Alice, on est tout de même au monde des merveilles.
lundi 1 septembre 2008
PRECISION PREUVE A L'APPUI
Voici à quoi ressemble la plante dont je cherche le nom et que j'ai essayé de décrire dans les commentaires. Merci de sa part à celui qui essayera de lui donner une identité. Sinon elle restera pour toujours l'Anonyma grappiata orangeata in equibus passage bretonensis in coda venenum."Non, tu n'auras pas de nom..."
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